Envoyer à un ami

Séjour « Sur les traces du Loup » - Val d’Anniviers (Suisse) du 19 au 26 février 2022

Lors de ce séjour dans la neige des Alpes suisses, nous allons pister la grande faune du Val d'Anniviers pour mieux comprendre sa répartition et son évolution avec le retour des grands prédateurs ! Voir descriptif détaillé

Séjour « Sur les traces du Loup » - Val d’Anniviers (Suisse) du 19 au 26 février 2022

Lors de ce séjour dans la neige des Alpes suisses, nous allons pister la grande faune du Val d'Anniviers pour mieux comprendre sa répartition et son évolution avec le retour des grands prédateurs ! Voir descriptif détaillé

Deux participants de 15 et 16 ans.
Des voyages scientifiques qui changent le monde
Des aventures hors du commun, des projets réels pour le développement durable

Accueil > Nos actions > Journal de Bord des Opérations > Vacances Scientifiques > Sur les traces du Loup > Séjour « Sur les traces du Loup » - Val d’Anniviers (Suisse) du 19 au 26 février 2022

Ajouter à ma liste de souhait

Introduction

Cette année, deux jeunes de 15 ans viennent étudier les indices de présence des mammifères pendant une semaine. Le protocole est de réaliser des « transects » en raquettes.

Le Journal de Bord

Samedi 19

L’essentiel du groupe est arrivé juste à temps pour le repas à 19h30. Après un gratin dauphinois et un gâteau à la banane, nous sommes aller nous installer dans les chambres. Une fois nos affaire rangées et avoir pris possession des lieux, nous avons quelques jeux pour faire connaissance et bien retenir les prénoms.

L’heure déjà bien avancées nous a poussé ensuite vers nos lits. Les discussions se sont poursuivi tout bas pour certains, puis, le sommeil a fait son œuvre pour être en forme pour la journée de ski de demain.

Dimanche 20

Réveil tranquille, petit déjeuner, puis départ pour prendre le bus postal. Nous avons pris tout le matériel avec nous. Le matériel scientifique (jumelles, fiches de protocoles, clés d’identification…) et le matériel de sécurité en cas d’avalanche (DVA, pelles, sondes).
Dans le bus, nous avons parlé du projet de recherche. Nous avons commencé par raconter ensemble une histoire vraie d’une meute de loup qui est venue, partie, puis revenue sur une petite île dans les grands lacs canadien. Cela nous a permis de comprendre la dynamique d’un écosystème et l’importance de l’équilibre de la pyramide trophique arbres-herbivores-grands carnivores. Diane nous a également raconté l’histoire de la disparition, puis de la réintroduction des loups dans le parc du Yellowstone. Ces récits ont illustré l’importance de notre projet de recherche. Nous allons étudier l’impact du retour des grands carnivores (loups et lynx) sur les ongulés dans le Val d’Anniviers.
Nous avons eu également le temps de parler de sécurité en montagne et de risques d’avalanche. Nous n’irons pas, bien entendu, dans des endroits avec le moindre risque d’avalanche, mais c’est important de comprendre comment les prévenir.
Nous sommes arrivés à Mottec, un peu avant Zinal. Nous avons marché en raquettes 3 km afin de répertorier toutes les pistes d’animaux croisant notre chemin. Nous avons trouvé des empreintes de renard, de blaireaux, de chevreuil, de cerf, de lièvre de manière certaine. Nous avons également appris à reconnaître certains oiseaux aux chants.

Nous avons également trouvé une « plumée » de pic épeiche. Un autour des palombes est certainement dans le coin. A la fin de notre protocole, nous avons pique-niquer dans la forêt. Rapidement car le soleil était passé sur l’autre versant.

Dans le car du retour, nous avons fait la synthèse de ce que nous avons vu et entendu dans la journée.

De retour au grand hôtel, nous nous sommes un peu reposés en vue d’être en forme pour aller à l’observatoire de Saint Luc. Puis nous avons mangé tôt, car la clémence de la météo n’était assurée qu’en début de soirée.
A 20h15 nous avons rejoins Mickaël en bas du funiculaire, et c’est parti pour les étoiles.
Nous avons observé la fameuse nébuleuse d’Orion, la nébuleuse de casque de Thor, un amas avec une petite nébuleuse planétaire (M46), le rémanent de supernova du crabe, deux nébuleuses à réflexion et un grand amas ouvert avec un plus petit. Le télescope utilisé est tellement grand que nous avons besoin d’une échelle pour observer.

Le ciel se voile, le froid devient mordant, la journée de ski ou de raquette se ressent, il est l’heure de rentrer tranquillement. Au retour, on ne résiste pas à une petite partie de loup-garou, mener de main de maître par Jeanne, la cadette du groupe.
Impatience des oreillers, tout le monde va se coucher.

Lundi

Aujourd’hui, neige et vent s’invitent rudement. Une partie du domaine est fermé, nous restons au gîte prudemment. Le matin, nous exerçons notre acuité, les indices de présence de la faune, pour nous, n’ont maintenant plus de secret. La fin de matinée est passé sur un petit sentier fraichement enneigé derrière notre logis. Point d’animaux n’avant eu le temps d’y passer, mais nous avons appris à reconnaître un peu mieux les arbres du Val d’Anniviers.
Après le repas (une tartiflette), la poudreuse a lancé son appel magique. Tout le monde descend en habits de ski, prêt à rencontrer les flocons charismatiques. Tant pis pour les activités scientifiques… Bataille de boules de neige, luges, bref les classiques.
Nous rentrons au Grand Hôtel avec une blessée de la circulation ludique. Accident déplorable de luge. Heureusement rien de grave, le soir, la cadette était de nouveau énergique.
Après le goûter, une olympiade coopérative nous a tenu en haleine jusqu’à l’heure des douches (et des téléphones). Ce ne sont que des jeux sans confrontation où tout le groupe doit faire mouche.
Pour le dîner (ou le souper en Suisse), ciabattis et rizotto maison ont égayé nos palets. Pour le dessert, deux moelleux au chocolats préparés par les filles nous ont régalé.
En veillée nous avons fait plusieurs jeux (un ambassadeur, un singe-noix de coco et un code names). Le temps est implacable, la journée de demain se rapproche. Le sommeil réparateur et indispensable devient la seule alternative. A demain !

Mardi

La journée vue par Diane et Ryan.
Vers 10h nous sommes sortis du chalet pour prendre le bus.
Dans le bus nous avons parlé d’oiseaux. Nous avons parlé des raisons du retour des loups en France. Tout d’abord, il y a beaucoup de loups en Italie, dans les Abruzzes (massif resté assez sauvage). Les loups manquent de territoire et migrent, ce sont souvent les jeunes qui le font. En France, ils rencontrent peu de compétition avec d’autres grands carnivores. Il y a des ressources alimentaires, de plus, à cause de l’exode rurale, s’est opérée depuis plusieurs dizaines d’années une forte déprise agricole. Ceci a favorisé le réensauvagement des écosystèmes propices aux loups.
Le bus nous a déposés à Mayoux. Nous avons marché jusqu’à Pinsec, puis pris la direction du transect. Pendant la randonnée, nous avons trouvé des excréments de cerf, de renard, de mouton et de chevreuil. Également des empreintes de chamois, cerf, écureuil, lièvre, chevreuil, chiens et blaireau.
Il a fait doux, bien ensoleillé en début de journée, puis, ça s’est recouvert. Nous avons vu des chamois !!!


La montée dans le joli village de Pinsec, puis dans la forêt et le lieu du pique nique.

Nous avons vu beaucoup d’oiseaux différents, comme par exemple : des mésanges noires, charbonnières, un accenteur alpin. Nous avons entendu le pic vert et le casse-noix moucheté et vu un autour des palombes.

Pour Ryan, c’est la neige qui l’a le plus marqué : sans elle, il ne serait pas autant motivé à monter. Et pour Diane, elle a trouvé la mésange à longue queue particulièrement jolie.
Pendant la balade nous avions une vu sur le Grand Hôtel Chandolin dans lequel nous résidons.

Mercredi

Aujourd’hui, nous partons faire un transect sur la commune de Saint-Luc, à côté de Chandolin. La montée est pentue mais nous observons de nombreuses empreintes de mammifère. Nous avons même vu un écureuil. De nouveau, nous avons vu et entendu une grande diversité d’oiseaux (Grimpereau, Sitelle torchepot, Mésange noire). Diane et Ryan commence à reconnaître certains chants d’oiseau et sont très efficace pour reconnaître les empreintes.



Nous avons pique niquer au niveau d’un petit chalet, juste au début du transect. Requinqués, nous avons réalisé notre transect. Puis, c’est la redescente vers Saint-Luc. En attendant le car postal, nous avons parlé un peu des meurs des loups.
La fin d’après-midi est consacrée à monter les télescopes et préparer la veillée astro de ce soir. Après le dîner, nous sommes montés sur la terrasse afin d’observer des nébuleuses, galaxies et amas ouverts.
Nous sommes contents de rentrer au chaud nous reposer.

Jeudi

Ce matin, nous sommes parvenus à partir plus tôt, et pour cause, nous partons depuis le chalet !
Au début de la marche, nous avons explicité ce qu’est la démarche scientifique, et comment nous l’utilisons pour notre projet.

Sur le chemin, il y a un observatoire de la faune. Nous avons seulement observé une biche très loin. En revanche, sur le chemin, nous avons croisé plusieurs écureuils et de nouveau de nombreux indices de présence de la faune. A la fin de notre transect, nous pique niquons avec une vue imprenable sur le début de la vallée du Rhône. Belle surprise, un Gypaète barbu est venu nous rendre furtivement, mais de près !
Diane et Ryan reconnaissent de mieux en mieux les oiseaux aux chants.

De retour au chalet, Ryan à rejoins le groupe astro pour faire un petit tour au village. Pendant ce temps, Diane a bien présenté les plumes récoltées le premier jour. Nous avons vérifié dans un livre de plume, puis sur internet, qu’il s’agissait bien du pic épeiche et non du rare pic à dos blanc (celui-ci vit plutôt dans les forêt de feuillu). Quand Ryan est revenu, nous avons fait un petit quizz en image des oiseaux que nous avons vu et pas vu, en triant par famille ceux que nous avons vu. Ensuite, nous avons saisi les données que nous avons récoltés sur les trois transect de la semaine. La saisi se déroule en ligne sur la base de données du programme Biodiversita. Nous avons terminé par le choix de l’itinéraire du dernier transect en regardant bien les cartes et les distances.
Après le goûter, nous avons associé les postures de loup à la signification qu’elles ont dans le groupe.
Déjà 17h30, nous sommes montés dans les chambres pour ranger un peu.
Après le dîner (de la perche du lac Léman selon la recette du même nom), nous avons joué au cache-cache sardine. Avant d’aller se coucher nous avons fait un petit temps calme. Demain, dernière journée, dernier transect.

Vendredi

Ce matin, nous avons vérifié que notre itinéraire n’était pas trop exigeant physiquement car la fatigue commence à se faire sentir. Nous sommes allés à Saint-Luc (le village juste à côté) en bus, puis nous avons marché une heure environ jusqu’au transect. Nous avions choisi un transect court, que nous avons vite effectué. Nous avons piqueniqué sous un brun de soleil, puis nous sommes rentrés. Sur le trajet, nous avons parlé de ce qu’est une population, de ce qui la caractérise et de ce qui peut jouer sur sa dynamique. Sur le chemin, nous avons observer un couple de Bec-croisé des sapins. Ci dessous la femelle. Le mâle est rouge.

Nous avons pris le même bus de retour que le groupe astro qui venait de rendre les skis à Saint-Luc.
En rentrant, nous avons rangé nos affaires et pour certains passer l’aspirateur dans nos chambres. D’autres ont aidé à descendre du matériel au rez de chaussée. Nos affaires fin prêtes, nous pûmes aller à nôtre dernière activité scientifique. Nous avons saisi les données de notre dernier transect sur la base de données, nous avons revu en détail les éléments de la dynamique des populations abordés pendant la balade, puis nous avons préparé une présentation de ce que nous avons fait pendant cette semaine. Cela nous permis de faire le point sur le projet, ce que nous avons obtenu comme résultat, ainsi que les observations connexes. En tout et pour tout nous avons observé les indices de présences d’écureuil, de cerf, de chevreuil, de blaireaux, de chamois, de renard et de lièvre. Et pour les oiseaux, nous avons vu et ou entendu, grimpereaux, Sitelles torchepot, Merle noir (peut être à plastron), Autour des palombes, Bec-croisé des sapins, Mésange noire, Mésange charbonnière, Gypaète barbu, Pic noir, Pic épeiche, Pic vert, Accenteur alpin, Geai des chêne, Casse noix moucheté, Chocard à bec jaune et Grand corbeaux.
Nous avons réalisé quatre transects. Trois fiches de prise de données sont ci-dessous.

Même s’il est tentant de commencer à interpréter ces résultats, il n’y a pas encore suffisamment de répétitions annuelles. Ce n’est que la troisième année que nous réalisons ce protocole.
Voici le lien de la retransmission : https://youtu.be/K1UOVHhSEZg
Après le goûter, nous avons écouter la présentation du groupe astronomie, puis nous avons fait la nôtre. Toutes les présentations étaient de qualité !
Ce soir, c’est fondu ! Avec une vérine sucrée en dessert. A la fin du repas, chacun à reçu un César un peu particulier pour la semaine.
Et vient le blind test, beaucoup attendu par certains.
Ensuite, nous avons un peu dansé, et nous avons terminé la soirée avec une histoire raconté par Maxime. Il est tard (même un peu trop), demain nous nous levons tôt pour rentrer chez nous.
A plus tard sur la piste des mammifères !


— -
Vous pouvez voir toutes les photos prises pendant le séjour sur ce lien
https://www.osi-photos.org/thumbnails.php?album=720

Photos / Vidéos

Nos partenaires

Voir également