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Biodiversité en Anniviers

Un projet de science participative réalisant un suivi sur le long terme de l'évolution de la biodiversité d'altitude du Val d'Anniviers dans le Valais, en Suisse. Voir descriptif détaillé

Biodiversité en Anniviers

Un projet de science participative réalisant un suivi sur le long terme de l'évolution de la biodiversité d'altitude du Val d'Anniviers dans le Valais, en Suisse. Voir descriptif détaillé

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Introduction

Ce projet invite chacune et chacun, habitants comme vacanciers, à participer à l’inventaire de la très riche biodiversité du Val d’Anniviers, en Suisse. Il réalise chaque année des inventaires, des comptages et des suivis de la biodiversité de montagne dans le but de mieux connaître la biodiversité d’altitude, de suivre les évolutions de la faune et de la flore, et d’essayer de comprendre les causes et origines de ces évolutions.

Sur cette page présentant le projet dans son ensemble, vous retrouverez notamment les objectifs scientifiques du projet, le site d’étude, les différents séjours proposés et ouverts à tous, les protocoles scientifiques suivis, des outils d’identification des espèces créés par le projet, certains résultats obtenus, et les différentes manières pour vous de participer au projet.

Le Projet

Un projet initié par le programme Biodiversita d’Objectif Sciences International :

Le projet Biodiversité en Anniviers est une initiative du programme Biodiversita de l’ONG Objectif Sciences International (OSI).
Ce programme de science participative s’est donné pour mission de travailler à une meilleure connaissance de la biodiversité, de son évolution, et de ses causes de régression afin de mieux résoudre les enjeux de conservation.
Convaincus de la puissance des sciences participatives, nous comptons pour cet objectif développer l’implication des citoyens dans l’évaluation, le suivi et la conservation de la biodiversité.

Dans ce cadre, Biodiversita organise et coordonne de nombreux projets, dont des formations naturalistes, l’édition d’outils de vulgarisation scientifique, ainsi que l’organisation de projets de science participative sur la biodiversité.
Ces projets de science participative se développent en prenant la forme d’expéditions naturalistes ou de séjours qui ont pour but d’étudier la biodiversité d’une zone d’étude, généralement sur le long terme, dans le but de mieux la connaître et de mieux comprendre les évolutions de celle-ci, les interactions qui se jouent au sein des écosystèmes, et les menaces pesant sur cette biodiversité.

Vous trouverez plus de détails sur le programme Biodiversita sur la page de présentation suivante.

Biodiversité en Anniviers :

Depuis 2014, une étude est portée sur le Val d’Anniviers, une vallée Suisse du Canton du Valais, au pied du Cervin, de la Dent Blanche et des autres sommets supérieurs à 4000m constituant la « Couronne impériale ». Cette étude est avant tout axée sur les milieux d’altitude, entre forêts de montagne, alpages et sommets et cherche à identifier les évolutions de la biodiversité. Ainsi, dans les a forêts et les alpages où la vie sauvage est foisonnante, c’est les et réagit aux multiples conséquences du retour du Loup dans l’écosystème, jusqu’aux sommets où la biodiversité se fait plus discrète mais tout aussi fascinante et réagit de manière particulièrement prononcée aux effets des changements climatiques !

Ces inventaires sont particulièrement importants car leur réalisation année après année permet de se rendre compte de comment la répartition des espèces évolue, et permettent chaque année d’en découvrir davantage en initiant de nouvelles personnes à l’étude naturaliste et à l’observation des milieux grâce à la science participative.
Ouverte à tous, cette dernière consiste à permettre aux citoyens de récolter des données que les scientifiques pourront analyser ultérieurement. Ici, il s’agit principalement de données de présence et d’abondance d’espèces.

Ces informations permettent à la fois d’améliorer les connaissances sur l’évolution de la biodiversité sur le long terme et sur les causes de cette évolution, qui peuvent être liées au retour du Loup, aux changements climatiques globaux ou encore aux changements d’utilisation des terres au vu de l’intensification et l’extension globales des surfaces agricoles au détriment des forêts.

Des séjours pour tous :

A travers différents séjours ouverts au public, le projet utilise la science participative pour alimenter les bases de données naturalistes à partir desquelles ces suivis peuvent être réalisés, et au plus il y a de données récoltées, au plus les suivis pourront être précis.

- Le séjour En quête de biodiversité au pays du loup contribue ainsi à l’analyse des effets de la présence de cette espèce emblématique sur toutes les autres espèces, faune comme flore, vivant sur son territoire. Car la présence de Loups est synonyme d’une diminution du nombre de grands herbivores, ainsi les espèces végétales dont ils se nourrissent peuvent croître davantage, offrant plus de nourriture à d’autres herbivores peu ou non chassés par le Loup, et ainsi de suite dans une longue cascade d’effets.

- La version itinérante de ce séjour s’intéresse aux mêmes sujets et permet d’inventorier des espaces bien moins souvent arpentés, augmentant les chances d’y relever des espèces encore peu voire jamais répertoriées dans la zone d’étude.

- Un séjour un peu différent des autres, Nature Au Sommet, s’intéresse tout particulièrement, comme son nom l’indique, à la biodiversité des sommets du Val d’Anniviers, milieux fortement impactés par les changements climatiques donc dont l’étude permet de renseigner l’effet de ces derniers, à la fois en terme de température, d’hygrométrie et de fortes perturbations.

La participation à ces projets est explicitée sur cette page.

- Vous pouvez retrouver sur cette page la liste complète des personnes ayant participé au projet, que ce soit en tant qu’encadrant, que participant ou que partenaire, c’est grâce à eux que l’étude que l’on mène sur la biodiversité du Val d’Anniviers continue d’exister et de produire des résultats année après année.

Le Val d’Anniviers, site d’étude du projet :

Au sein des Alpes Suisses, dans le canton du Valais et dans le Sud de la vallée du Rhône, le Val d’Anniviers présente une succession de sommets entourant la vallée du Nord au Sud, offrant une vaste zone d’étude et des décors grandioses comprenant une multitude d’écosystèmes.

En effet plusieurs paramètres favorisent la présence d’une importante biodiversité dans cette vallée :

- Le fort écart d’altitudes, de 550 à 4 500m (le sommet du Weisshorn culmine à 4506m), crée une superposition d’étages de végétation variés, de l’étage collinéen à l’étage nival en passant par de nombreuses zones montagnardes, subalpines et alpines, avec de nombreuses zones d’altitude facilement accessibles ;
- La vallée dans son ensemble est principalement exposée au Nord, mais de nombreux versants exposés au Sud, à l’Est ou à l’Ouest sont également accessibles et présentent des compositions de communautés d’espèces bien différentes ;
- La vallée traverse trois nappes tectoniques distinctes, offrant des sols très variés, des schistes, du gneiss, des sols calcaires, etc. qui favorisent une flore très diversifiée.

C’est dans ce décor qu’évolue le projet, décor sillonné de part et d’autre par les participants des différents séjours présentés.

Les protocoles scientifiques

Dans le cadre du projet global, plusieurs protocoles de suivi précis de la faune et de la flore sont réalisés. Ces derniers permettent à tout le monde de récolter des données de manière formatée et sans besoin de connaissances ou compétences précises préalables.

Ces protocoles sont ciblés sur
- (I) les oiseaux, dont le cadre donné par le format, inspiré d’un autre protocole lui-même très utilisé, est principalement temporel
- (II) les Rhopalocères (ou « papillons de jour »), pour lesquels un périmètre est défini au sein duquel un maximum d’espèces sera identifié in situ
- (III) les Orthoptères, pour lesquels un périmètre est ratissé à l’aide d’un outil spécifique capturant les insectes sans détruire leur milieu, au sein duquel tous les criquets, grillons et sauterelles croisés seront identifiés
- (IV) les habitats, que le protocole associé permet de décrire d’une certaine manière en prenant sur le terrain des mesures telles que la hauteur ou le taux de recouvrement des différentes strates de végétation.
Pour plus de détails, ces protocoles sont expliqués et disponibles ici !

Il existe aussi des protocoles utilisés par le programme Biodiversita spécifiquement dans le cadre du projet en Anniviers ! Ils concernent les espèces d’altitudes, alors inventoriées selon des bandes de distance et des paliers d’altitude, et vous pouvez les découvrir en détail ici.

Résultats du projet

1093 espèces différentes ont été recensées dans les Alpes Suisses par les participants et les encadrants depuis la création du projet en 2014 jusqu’à aujourd’hui ! Parmi elles, plus de 500 animaux, et parmi eux, 90 oiseaux et 226 papillons.
Des espèces rares, comme le Gypaète barbu, le Sylvain azuré et la Minuartie en coussinets ont également pu être identifiées au cours de ce projet.
Vous pouvez consulter ici plus de données tirées du projet.

Par ailleurs, les données récoltées ne sont pas de simples constats éphémères, elles sont conservées et partagées avec d’autres bases de données à plus large échelle, du local au national et même à l’international (plus de détails sur cette page).

Contribuer au projet

La science participative vous permet également de contribuer au projet à votre échelle !

Cela peut aller de la prise autonome de données d’espèces que vous croisez lors d’une randonnée, que vous pourrez alors nous envoyer pour qu’elles soient intégrées à nos données, à une implication directe de votre part en participant à l’un des séjours, enfants, ados ou adultes, proposés par le programme et qui sont ouverts à tout le monde, peu importe le niveau initial de compétences naturalistes !

- Vous pouvez voir plus de détails à propos de cela sur cette page.

Clefs d’identification

Un outil très important est utilisé dans le cadre du projet, ce sont les clefs d’identification. On en retrouve dans de nombreux guides et livres naturalistes, mais le programme Biodiversita crée aussi ses propres clefs, dont certaines concernent uniquement les espèces du Val d’Anniviers, ce qui est extrêmement pratique pour que n’importe quel public, peu importe son niveau de connaissance de la biodiversité, soit capable de reconnaître à coup sûr de nombreux animaux et plantes.

- Si les clefs d’identification vous intéressent, plusieurs d’entre elles sont mises à disposition sur cette page.

L'Hébergement

L’hébergement pour les séjours de science participative du projet se fait à l’Auberge des Choucas (3961 Chandolin), et parmi eux les groupes en itinérance dorment en bivouac à différents endroits prédéfinis tout au long de la vallée.

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