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Itinérance à cheval sur les traces de l'Ours du 5 au 16 août 2020

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Le Journal de Bord

Retrouvez l’album photos du Séjour Sur les traces de l’Ours :
http://www.osi-photos.org/thumbnail...
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Le journal de bord est mis en ligne à distance à partir des informations reçus depuis le terrain : avec les aléas de réseau, il peut y avoir parfois des délais !

Mercredi 5 août 2020

Premier affût cervidés {JPEG}
C’est le grand jour, Sébastien est arrivé un peu en avance à Montaillou et attend avec impatience le groupe.
En milieu d’après-midi Anne-Lise (qui se joindra à Sébastien pour encadrer sur les journées pédestres) est allée chercher Naïm, Fanny et Claire à la gare de Tarascon pour les amener jusqu’à Montaillou où le petit groupe installera la camp. Nahema est arrivée en même temps, mais en vélo !

Philippe, qui sera le guide équestre, est arrivé en fin d’après-midi avec les chevaux qu’il a fallu nourrir, premier contact avec nos compagnons !

Un peu plus tard dans la soirée c’est Waldémar qui a rejoint le groupe. En route avec Anne-Lise ils ont observé un sanglier.

Arrivé au camp, le groupe a profité de la tombé du jour pour faire leurs premières observations. Ils ont vu une femelle chevreuil avec 2 faons.
C’est parti !

Jeudi 6 août 2020

Après un réveil tranquille à 8h du matin, nous avons commencé par faire la connaissance des chevaux et les nourrir.
Après un bon petit déjeuné, nous les avons préparé pour la randonnée. Chacun a pu faire connaissance avec son cheval, apprendre comment seller un cheval, mettre le filet, le licol, les sacoches et faire tous les nœuds nécessaires. Dernière étape, se mettre en selle et on est parti pour la rando !!
Le début de randonnée nous a permis de découvrir les belles forêts diversifiées de la région, l’identification de certains arbres et arbustes nous a permis de commencer à découvrir le milieu de vie de l’Ours des Pyrénées. Les premiers indices de présence de la grande faune ont pu être observées. À midi, nous avons pu manger devant un magnifique panorama sur la chaîne pyrénéenne.

Les rapaces étaient aussi de sortis pour notre plus grand plaisir : Vautours fauves, Faucons crécerelles, Bondrées apivores et Circaète Jean-le-blanc nous ont bien régalé ! En redescendant nous avons eu l’occasion de faire nos premiers trots et galops. Une surprenante patte de chevreuil a été trouvée sur le chemin, la raison de la mort de l’animal reste inconnue...
Une fois la randonnée terminée et de retour au camp chacun a pu se reposer après cette superbe et éprouvante journée.

Pour la soirée de bonnes douches rafraîchissantes et une petite balade en fin de journée sur un spot favorable à la grande faune. Pour notre plus grand bonheur deux magnifiques grands Cerfs élaphes se montrent à nous ! Nous les observons à la longue vue tranquillement ainsi que quelques chevreuils qui se joignent à la partie ! Pour finir cette superbe journée nous nous retrouvons autour de très bonnes pizzas, préparées par Francis, que nous savourons en discutant longuement avant un sommeil bien mérité.

JPEGD'impressionnantes araignées dans nos sanitaires {JPEG}JPEGJPEGJPEG

Vendredi 7 août 2020

Nous partons aujourd’hui pour notre deuxième excursion à cheval ! Objectif de la journée découvrir un nouveau secteur du plateau de Sault et peut être avoir la chance d’observer les Isards. Nourrissage et préparation des chevaux et on est parti. Sur le chemin une Pie-grièche écorcheur nous apporte une première belle observation. Une fois sur les estives nous entamons la montée vers le col, malgré la montée très abrupte les chevaux nous y mènent, un moment impressionnant ! Nous enchaînons alors sur la pause pique-nique.

Nous profitons de la pause pour une initiation à l’utilisation de Obsmap, l’application que nous utilisons pour enregistrer sur le terrain les données d’observations effectuées. Chacun apprend ainsi simplement à relever des données de faune et de flore. Faucons crécelles et Vautour fauves nous passent devant les yeux lorsque un autre rapace se dirige vers nous avec une silhouette très caractéristique, aucun doute c’est bien lui : le Gypaète barbu ! Il passe au dessus de nos têtes et nous offre un magnifique spectacle, ce qui compense l’absence d’isard que nous cherchions.

La redescente est très pentu par moment et impressionnante, il faut alors avoir une confiance totale envers les chevaux. Nous traversons ensuite de belles forêts avant de retourner au campement.
Le soir nous essayons d’observer à nouveau les cerfs sans succès, une chevrette (femelle du chevreuil) accompagnée de ses deux faons nous offrira tout de même un beau moment d’observation. Et après de bonnes grillades, le sommeil nous appelle !

JPEGJPEGJPEGJPEG

Samedi 8 août

Première journée entièrement à pieds : au programme apprentissage du protocole « Habitat de l’ours » et pistage de la grande faune.

Nous nous dirigeons vers le fameux Pas de l’Ours. En forêt commence l’initiation à l’identification d’indices de présence et nous sommes gâtés : empreintes de cerfs, isards, chevreuils et blaireaux ainsi que fèces de martre et renard. Tout le monde semble motivé à la création d’une clé d’identification des empreintes !

À la pause midi nous mangeons nos sandwichs puis commence le premier protocole de caractérisation de l’Habitat de l’ours : à l’aide de clés des arbres nous identifions les espèces dominantes et réalisons le protocole en une petite heure. Chacun y participe activement et avec intérêt, une bonne occasion d’en apprendre beaucoup sur la végétation et le milieu (différence épicéa & sapin, identification du hêtre, etc.).

Nous reprenons la route pour le Pas de l’ours, avec entre temps une pause goûté. Une fois arrivé nous cherchons de nouveau les isards aux jumelles, et une fois de plus c’est un Gypaète qui s’offre à nous. Un juvénile cette fois ci, il se pose et décolle d’un pierrier à plusieurs reprises. Une très belle observation ! Retour au camp et repas pris tôt pour un nouvel affût avec cette fois-ci deux grands cerfs et un chevreuil, c’est décidément un très bon spot pour la grande faune.
Nous décidons de prévoir une sortie le matin vers 5h le lendemain. Après une petite discussion très intéressante avec Annabelle qui travaille à l’ONF, nous allons tous nous coucher.
Observation de pies grièches écorcheurs {JPEG}Initiation à l'ichnologie {JPEG}Observation d'un juvénile de Gypaète dans les gorges de la Frau {JPEG}

Dimanche 9 août

Après un réveil à 5h30 pour un affût matinal nous prenons la route pour la réserve naturelle nationale d’Orlu. Lieu dans lequel un ours a été aperçu une dizaine de jours auparavant. Une fois à la réserve nous commençons la randonnée. Après avoir découvert des indices de présence d’écureuils roux nous effectuons un premier arrêt autour d’un champignon bien particulier : Phallus impudicus. Son odeur de carcasse en décomposition nous a fortement intrigué et son aspect aide à retenir son nom ! Nous apprécions le magnifique paysage de la réserve au fur et à mesure que nous avançons. Une fois arrivé sur les estives nous observons une première famille de marmottes à la longue vue, une belle récompense après l’effort. C’est un vrai festival d’observations : Gypaète barbue, Aigle royal, Cincle plongeur et même un Isard  !
Nous nous installons pour manger et repérons au total une quinzaine d’Isards dont une femelle suitée assez proche que l’on suivra pendant une bonne demi heure. L’orage est proche mais ne semble pas trop s’approcher sur nous, nous nous en sortons avec une petite averse.
Nous entamons la descente durant laquelle nous effectuons un protocole de caractérisation du milieu pour finir la randonnée. Après un petit passage par la ville de Ax les Thermes et la découverte de ses eaux thermale (la source sort à 77° C), nous rentrons ensuite au camp après cette superbe journée.
Randonnée au levé du jour {JPEG}Qui se cache par là ? {JPEG}Un beau brocard dans un champ de chardons {JPEG}
Découverte d'un Phallus impudicus {JPEG}Nos premiers isards ! {JPEG}Femelle isard et jeune chevreau {JPEG}
Retour en direction de la dent d'Orlu {JPEG}Bain de pied en eau thermale {JPEG}Un bon diner {JPEG}

Lundi 10 août
Une fois notre petit déjeuner avalé, nous nous sommes dirigés vers les chevaux pour les nourrir. A notre grande surprise, aucun cheval ne répondit à l’appel de Philippe... Craignant qu’ils ne se soient enfuis, certains d’entre nous sommes montés dans la voiture d’Anne-Lise. Nous les avons retrouvé à l’autre bout du terrain, bien en amont, broutant paisiblement. Une fois les dominants en licol, nous avons descendu tout le groupe.
Vue sur le village de Montaillou {JPEG}Nous avons retrouvé le troupeau ! {JPEG}Préparation des chevaux {JPEG}
Nous sommes partis pour le plat du Boum. Les pinèdes que nous avons traversées sont exploitées, certaines ont été entièrement coupées. Le paysage en est désolant, rien ne dépasse du sol sur ces parcelles. Sur notre chemin, nous avons ensuite croisé le vol de 3 vautours fauves que nous avons pu observer à loisir.
Pour achever la matinée, nous avons piqué un galop sur le plateau ! :-)
Le déjeuner nous attendait presque, Ugo est venu avec son chien nous abreuver et nous apporter de quoi nous restaurer.
Sur place, nous avons essayé de déterminer une trace d’ongulé. Mouton, cerf ou sanglier, telle est la question... ;-) , nous avons beaucoup réfléchi sur cette trace assez délicate. Sébastien nous a fait un exposé sur « l’abroutissement » et la pression subie par les végétaux dans leurs jeunes années ainsi que les conséquences sur leur croissance. Il nous a également montré des traces de frottements de bois de chevreuil et de terre raclée au pied des végétaux frottés. C’est ainsi que nous avons découvert qu’en fonction des cicatrices, on pouvait réussir à déterminer la fourchette d’âge du sapin (cette science s’appelle la dendrochronologie). Les bourgeons des sapins et leur croissance n’ont maintenant presque plus de secret pour nous !
Nous sommes ensuite remontés à cheval et avons vu une marmotte sous le col du Boum. Puis nous avons rejoins le camp. Ce fut ensuite au tour des chevaux d’être choyés et délestés de leurs selles et sacoches. Petite roulade de contentement de nos chevaux.
Après le repas nous sommes allés voir si la grande faune était de sortie, une biche et quelques chevreuils se sont montrées à nous.

Mardi 11 août
ce matin nous faisons une petite grasse matinée avec un réveil à 8 h !
Après le petit déjeuner nous préparons les chevaux pour une départ plutôt paisible et calme. Sur le chemin, nous avons vu un Meconopsis cambrica, visuellement un « Bouton d’or géant » ou un « coquelicot jaune ». Espèce protégée et d’une grande beauté.
Nous observons des mélèzes (espèce introduite dans les Pyrénées pour la sylviculture) dont la silhouette se dégage délicatement sur le ciel.
Après être passé par les pistes de ski de Camurac, nous nous arrêtons au Col des trois femmes. Nous mettons les chevaux à l’attache à l’ombre et tout ce petit monde se mit rapidement à faire la sieste.
C’est partie pour une descente dans la hêtraie à la recherche de traces et indices. Là, nous étudions les moquettes (déjections de chevreuil) avec sol raclé. Nous comparons ensuite le travail du sol par les chevreuils et par les sangliers, mais aussi les moquettes et les déjections d’isard.
Deux plantes nous posent des problèmes de détermination, nous décidons de les prendre en photos.
Une fois de retour aux chevaux, le pique nique nous attendait !
Nous profitons de la visite surprise d’un Gypaète à 20 mètres, d’une Buse et de Vautours fauves. Ce déjeuner fut très fructueux en terme d’oiseaux.
Après l’observation et approche de marmottes nous partons pour fuir l’orage qui s’annonce.
Nous passons tout près des marmottes, les chevaux ont camouflé notre odeur.
De retour au camp nous contrôlons la tôle posée au sol afin de faire des gîtes à reptiles. Premier lever de la tôle et découverte... d’une Vipère aspic magnifique et assez claire ! Deuxième lever de la tôle quelques heures plus tard, la même vipère s’y trouvait encore, nous la reprenons en photos. Nous avons pu observer assez longuement la vipère qui a beaucoup réfléchi à sa sortie.

Nous commençons à formuler la clef de détermination des traces avant une petite observation de fin de journée, nous avons un chevreuil en vue.

Et fin bien méritée de cette journée... Nous n’avons pas attendu Anne-Lise pour fêter la fête de Claire... Nous avons ripaillé hihihi !

Mercredi 12 août
Au petit matin nous préparons les chevaux sans aucun problème. Le temps était orageux et les insectes ont embêté nos chevaux dès le début de la journée...
A Comus, nous avons admiré des craves à bec rouge, leurs cris nous ont attirés. Certains d’entre nous ont mis pieds à terre pour bien les observer.
Nous sommes entrés dans les Gorges de la Frau où nous avons pu observer de grandes quantités de Meconopsis cambrica présentes sur le site. Nous avons vu un flambée (gros papillon) qui nous a accompagné quelques pas.
Les gorges sont très pentues et nos chevaux ont une fois de plus fait la démonstration de leurs pieds sûrs et de leur fiabilité. Une totale confiance en eux est indispensable pour descendre, traverser certains pierriers et remonter. Souvent, leurs pieds glissent mais dans une impression de contrôle total de leur part.

Nous nous sommes arrêtés dans une sorte de carrière dans les gorges où on nous a apporté notre déjeuner. Là, nous avons été harcelés par les guêpes et les mouches... Nous n’avons jamais vu autant d’insectes. Il se posaient sur notre nourriture entre deux bouchées ! Deux d’entre nous ont été piqués et nous avons donc essayé de faire des appâts pour pique niquer tranquillement.
Pendant le déjeuner, une intervenante a continué son exposé de dimanche soir et a répondu à nos questions sur les ours, le climat, les chasseurs et son travail à l’ONF.

Nous sommes repartis assez rapidement car harcelés par les insectes et avons poursuivi sur une route bordée par une rivière : l’Hers. Une petite cascade s’est offerte à nos yeux, inaccessible et majestueuse : le Fontaine intermittente de Fontestorbes dont nous n’avons pas totalement saisi le mystère.
Nous sommes ensuite tombés sur une carcasse de brocard probablement percuté par une voiture dont la tête et le cou ont été consommés.
Nous avons fini par atteindre notre gîte placé près de l’Hers dans laquelle nous nous sommes baignés. L’eau fraîche fut salvatrice pour nos membres ankylosés et tendus.
Remis d’aplomb, nous avons repris le chemin de la forêt pour aller observer des animaux et des traces. Les garçons ont vu un blaireau. Un chevreuil a fait son apparition. Nous avons vu des empreintes de chat (domestique ou forestier, nous ne saurons jamais...!), de biche et de blaireau.

Nous avons dîné dans le restaurant. Les mets étaient ariégeois et délicieux !
La nuit tombée, nous avons monté nos tentes et nous sommes couchés pour une nuit bien méritée.

Empreinte de félin {JPEG}Empreinte de blaireau {JPEG}

Jeudi 13 août
Aujourd’hui c’est le dernier jour à cheval... Nous sommes allés chercher nos chevaux dans le pré où nous les avions laissés. Nous les avons préparés, tenus en longe. Puis, ce fut le départ vers vers le site de Plantaurel qui est un massif montagneux des Pyrénées qui bénéficie d’un micro climat. L’objectif était de partir le plus tôt possible pour faire le tour du massif et arriver le soir venu au centre équestre de Léran en ayant assez de temps pour faire une observation.
Nous avons traversé des ruisseaux. Les chevaux étaient enchantés de pouvoir jouer avec de l’eau. Cela faisait plaisir à voir !

Le déjeuner a été pris sur une aire de repos, les chevaux attachés aux arbres près de la rivière.

Nous sommes repartis, bercés par le pas de nos chevaux avant de les faire trotter. La charge était impressionnante et cela a un peu réveillé montures et cavaliers !
Nous avons continué calmement jusqu’au pôle équestre de Léran. Les chevaux, une fois dessellés et nourris ont été remis au pré.
Nous avons observé ensuite le site : des blaireautières s’y trouvent. Nous avons vu un Ecureuil ainsi que des traces de blaireaux et observé des indices de présence de Guêpiers d’Europe. Malheureusement nous avons trempé nos chaussures dans la rivière pour parvenir à nos fins !

Nous avons rangé les selles et sommes repartis après un au revoir à notre guide et à nos chevaux. Direction la pizzeria la plus proche car après nous aurons une heure de route jusqu’à notre gîte dans le village de Marc (vallée de Sos).

Vendredi 14 août
JPEG Aujourd’hui nous avons été rejoints par un membre du Réseau Ours Brun (ROB) au gîte avant de partir avec lui en en randonnée pour la journée. C’était une bonne occasion pour nous d’écouter son avis sur la situation de l’ours dans les Pyrénées et de profiter de son expérience.
Le départ de la randonnée est très abrupt mais nous permet de découvrir un superbe milieu forestier. Nous montons ainsi plusieurs centaines de mètres de dénivelé avant de prendre un bon pique nique au niveau d’une belle cabane accessible à tous. Après manger nous arrivons sur les estives où le magnifique paysage se révèle à nous. Les Orris sur place nous immiscent dans l’atmosphère culturel du monde pastoral pyrénéen. Encore une fois nous nous retrouvons chanceux au niveau de la météo.
Des rapaces nous offrent à nouveau de belles observations : Circaètes Jean le Blanc, Vautours fauves, Gypaète barbu.
Durant la redescente nous effectuons un protocole de caractérisation de milieu dans un couloir d’avalanche. Petit rappel sur les espèces d’arbres rencontrées pendant le séjour et fin de rando.
De retour au gîte nous nous préparons pour une petite baignade à la rivière. Rien de tel pour la récupération musculaire après cette journée sportive et un bon repas préparé par Waldémar.
Il est temps pour tout le groupe d’aller profiter d’une bonne nuit de sommeil.
Montée dans le bois {JPEG}Un beau pique-nique, bien installés {JPEG}Découverte d'un orri pyrénéen {JPEG}
Magnifique vue sur la vallée de Sos {JPEG}La redescente {JPEG}Une belle vue, un magnifique sentier {JPEG}

Samedi 15 août
Après un réveil difficile, nous avons pris la direction de l’Artigues. La montée fut rude mais le panorama, une fois en haut, était absolument magnifique. Une carte postale. Nous avons déjeuné face au versant que nous avions abandonné la veille. Nous n’avons pas vu d’animaux seulement des Homo sapiens sapiens faisant du canyoning.
Nous avons décidé de retourner assez tôt au gîte. Sur le chemin, à la descente comme à la montée nous avons croisé des pièges à poils installés par le ROB avec de la smola fraîchement déposée sur le tronc (bouilli de poisson, essence de térébenthine, etc.). Pas de poils sur ceux-ci, ce qui n’est pas étonnant vu la fréquentation estivale, mais nous sommes bien sur le territoire des ours. En passant nous avons piqué une tête dans l’eau magnifique qui s’écoule de la montagne.
Avant de reprendre la voiture, nos éducateurs nous ont fait rebrousser chemin pour nous montrer une crotte « magnifique » qui pourrait être celle d’un ours... La taille, l’absence d’odeur et ce qu’elle contenait pouvait absolument correspondre à une crotte d’ours. Seule la couleur et surtout l’emplacement sur un chemin très fréquenté en cette saison nous ont posé problème. Pour la couleur l’hypothèse serait une alimentation à base de sorbier des oiseleurs. La couleur orange, la taille des akènes nous ont donné des indices possibles de ce qui peut de trouver dans la crotte.
Fort de cette découverte, nous avons expliqué à des touristes très interrogateurs pourquoi nous nous passionnions pour une crotte que nous prenions en photo avec une règle.
Revenus au gîte, et après avoir acheté du pain nous sommes réparties pour une observation pendant laquelle nous avons dégusté du Sambuc (vin local à base de fleur de sureau), un pur plaisir gustatif !
Dernier dîner ensemble avec une démonstration de rap faite par Naïm (un petit concert privé !). Dîner une fois de plus cuisiné par notre participant le plus jeune !
Les pièges à poils du ROB {JPEG}Un beau spot de pique-nique {JPEG}Un bain tonifiant ! {JPEG}

Dimanche 16 août
Après avoir rangé le gîte, c’est le moment de prendre la route de la gare et de se dire au revoir...
Nous avons formé une belle équipe ! Merci à tous.
Nous avons hâte de visionner le petit film réalisé par Naïm tout au long du séjour.
Merci à Claire d’avoir tenu ce journal de bord, à Waldémar de nous avoir préparé les repas au gîte, à Fanny et Naïm d’avoir travaillé longuement sur une clef d’identification des empreintes de mammifères. Au plaisir de vous retrouver !
Anne-Lise et Sébastien !

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